vendredi, mars 18, 2005

Bonne fête moi

Heureusement que ma môman et ma p'tite soeur y ont pensé, car j'avais oublié que c'était aujourd'hui, mais bon je me rassure en me disant que je ne suis pas le seul à avoir oublié. ;)

Ceci était un message lourd de sous-entendu pour tout ceux qui ont oublié ma fête ! :D

jeudi, mars 17, 2005

Bouge de là

Ben voilà, mon 8 ou 9eme déménagement (j'ai perdu le compte à force) approche. Plus qu'une semaine pour boucler les cartons et finir le tri de tout ce qui ne va pas survivre à l'expédition.
Une chance, cette fois je ne vais pas m'embarrasser de bons sentiments et de "et si je gardais ça" ou encore "ca pourrait toujours servir". Que dalle, tout ce qui est superflu, ça vire à la poubelle, pas d'états d'ame Eric.. euh Foxy.
Bien sur comme je rends mon appart, le proprio ne trouve rien de mieux que de venir faire visiter pendant que je suis entrain de faire mes cartons. Je me demande ce que doivent penser les gens en voyant le gigantesque foutoir qui a élu domicile chez moi depuis quelques jours. Fin bon, rien à battre, c'est pas mon problème.

[edit:] Quoi que si je ne quittais pas le pays, j'aurais bien pris celle qui a visité l'appart ce soir comme collocataire. Miaou mrrrr :p

samedi, mars 12, 2005

GDF: Dernier jour

C'est Pierrette Dupoyet qui a clos ce festival avec
"Colette la chatoyante", création 2004, Texte, jeu et mise en scène de Pierrette Dupoyet.
Colette, auteur des "Claudine" certes, mais allant flirter avec tant d'autres émotions !
Qui a été cette femme à qui on a voulu voler l'identité ? Il y a en elle du félin, du chatoyant. Comme Georges Sand, elle parle à merveille des plantes, comme Yourcenar elle parle magnifiquement des mains, mais comme personne elle parle de liberté et de soif d'exister !


Epoustouflante, magnifique, les qualificatifs ne manquent pas lorsqu'on parle de Pierrette Dupoyet, cette ambassadrice du théâtre français à l'étranger (elle a joué dans 70 pays différents) et je vous assure qu'elle ne les a pas volés. Ce n'est plus une simple pièce de théatre, c'est une chorégraphie théatrale éxécutée avec maestria qu'elle nous offre sur scène.
A coter de ça, pour avoir pu discuter en privé avec elle dans les coulisses, j'ai découvert une femme avec le coeur sur la main, pleine de vie et réellement passionnante dans ses récits. Cette femme qui a cotoyé Fellini entre autre, est débordante de simplicité et de gentillesse.

Après un dernier verre de l'amitié avec le public, il était temps de cloturer pour de bon ce 1er festival et de démonter.
Des kilomètres de cables, des centaines de kilos de materiel et des tonnes de courage. A 1h30 du matin et quelques bleus, ecorchures plus tard, tout était terminé.

The End, l'heure est au bilan, y aura t'il une seconde édition l'année prochaine, je l'espère sincèrement, mais ça sera aux organisateurs d'en décider une fois qu'ils auront fait les comptes.

Pour moi, c'est un bilan très positif, le milieu artistique et du spectacle m'a toujours attiré et même si je suis littéralement épuisé de ces 8 jours, je ne me suis pas ennuyé une seconde. En théorie l'année prochaine je serais à 6000km de là, donc peu de chance que je puisse participer a une telle organisation avant longtemps. Mais il est clair que si un jour je dois revenir m'installer en France, ca sera dans la Nièvre que j'irais trainer mes guètres.

vendredi, mars 11, 2005

GDF: 6eme et 7eme jours

Si je vous dis que les galères ont continuées, vous me croyez ?

Donc j'en étais resté à la gravure du DVD. De ce coté là, pas de problème, ca s'est bien passé. Là où ça a commencé à partir en vrille c'est une fois que je suis arrivé à la salle pour la répétition. La platine DVD qui servait pour le diaporama en rétro projection avait du se prendre un coup de chaud, la décompression du film etait deguellasse et cerise sur le sunday (comme disent nos amis quebecois), impossible de faire disparaitre l'affichage des commandes en surimpression (suivant, pause, etc..).

Il est midi, le spectacle est dans 3h, on est dans la merde. Laetitia (au fait je t'ai dit que tu me stress toi des fois ? :p) qui a mis en scène le spectacle, commence a peter les plombs aussi, parle d'annuler, bref, tout va bien dans le meilleur des mondes.
Don't panic, j'ai peut être une idée... Je saute dans ma voiture, je file à fond de train chez Béné pour recuperer une autre platine DVD au cas où et surtout le PC portable qui contient toutes les images du diaporama. 20 minutes plus tard je suis de retour, estimation rapide de la situation, on tente le coup.

L'idée était de brancher directement l'ordinateur sur le retro projecteur et de faire le diaporama "à la main". Problème avec un slideshow basic on ne peux pas avoir les fondus enchainés sur les images et en plus faut que quelqu'un pilote le PC depuis les coulisses derriere le décor, les cables qu'on avait, étaient définitvement trop courts pour ramener le portable à la régie. Il me restait un montage que j'avais fait pour les premiers tests, on essaye pendant le filage technique. Ouuuf, c'est jouable, par contre certaines images ne sont pas dans le bon ordre. Trop facile sinon.

Plus que 2h30 avant le spectacle. La pression a ce moment là est vraiment très désagréable sur mes épaules. Je lance le calcul d'un enchainement avec fondu sans le timing, tant pis, on fera les pauses à la main. D'après mes estimations, en 1h30, ca devrait être bouclé, ce qui laisserait une heure pour tout caler nickel.
Hmmmpffff ! Quand est ce que je comprendrais qu'il faut que j'arrête d'être utopiste moi ? A 15 minutes du spectacle, les calculs etaient pas encore finis. Laetitia qui venait toutes les 2 minutes me voir en me demandant si c'était bon, les spectateurs qui commencaient a envahir le hall d'entrée, et ce p***** de PC qui ramait.. Dans ces moments là, les secondes s'étirent à n'en plus finir. Mais coup de théâtre (c'est le cas de le dire :p) à 5 minutes du début alors qu'on y croyait plus c'est bon. Avec un bout de tissu devant le rétro-projecteur, je fini les derniers reglages et je cale le diaporama, top fini, noir dans la salle, que le spectacle commence !!

"L'arbre Généreux" est donc la nouvelle création pour jeune public de la compagnie Va Bene d'aprés le livre de Sheil Silverstein. Mise en scène par Laetitia Lambert, joué par Bénédicte Aubailly et Pakiwa Laloué, décors d'Emmanuel Laborde, photos du diaporama de Pascal François, lumières de Sylvain (j'ai oublié ton nom, milles excuses Sylvain) et support informatique par euh.. moi :)
Entre l'homme et l'arbre, une histoire d'amitié, de générosité et de sacrifices. Une réflexion philosophique sur la vie de l'homme au milieu de son environnement. Un voyage dans le temps sur le temps. Le temps qui s'écoule, qui passe, qui vieillit les visages mais pas les coeurs.
Il est difficile pour moi de parler de ce spectacle, y étant impliqué, je ne serais pas forcément objectif. Mais d'après l'article paru dans le journal et les échos des différents spectateurs présents, c'est magique et ca vaut le détour ;)
Donc je préfère vous laisser juger si vous avez la chance de le voir.

Finalement tout s'est bien terminé et encore une fois, le public a été ravis et nous, soulagés :)
Après le spectacle, démontage, chargement du camion et c'est parti pour aller decharger le tout au local chez Béné. Facile... Quand on a la clef.. Ben voui, pour terminer en beauté, impossible de retrouver la clef pour ouvrir la porte. Heureusement Sylvain a trouvé une astuce et on quand même reussi a ouvrir la porte sans la clef (mais chut, je ne vous dirais pas comment).

Pour finir la soirée, cétait animation Bal Trad, animé par les musiciennes de l'atelier instrumental "Le 3 temps des Saules" de Coulanges et leurs copines invitées.
Là, j'ai déclaré forfait, après la journée bien stressante, j'ai renoncé à écouter des bourrées, mazurkas, scottishs et autres danses du Nivernais-Morvan.
C'est pas vraiment mon style non plus :p

Le lendemain matin, était présenté un spectacle de chant lyrique pour jeune public (3 à 8 ans):
"Flora, chanteuse d'opéra", une création de la compagnie Poursuite (Sens 89) d'après le livre d'Agnès Berton, mise en scène par A. Saxer, jouée par Dorothée Goll et Nathalie Weidmann (piano).
La petite file Flora rêve de devenir chanteuse d'opéra... et arrive à réaliser ses rêves: non seulement elle devient chanteuse mais aussi maman de 3 petites filles... Que c'est dur de concilier carrière et famille !
Un spectacle plein d'humour, de poésie et de chants qui nous emmène dans le monde de l'opéra, du tango argentin, du folklore russe et catalan...
Je n'ai aucun avis sur ce spectacle, je ne l'ai pas vu, je ne suis arrivé à la salle que l'après midi.

Ca m'a permis de voir les répétitions du spectacle du soir:
"Mozart-Bobin" par l'ensemble féminin de musique de chambre Art D'échos.
Mise en espace par Louise Jolly, avec Anne Verdin (violon), Soizic Le Cornec (alto), Anne Claude Moquet (violoncelle) et Louise Jolly (narration).
Concert spectacle crée en 2003, associant au Divertamento de Mozart (l'une des grandes oeuvres du répertoire), le texte "Mozart et la pluie" de Christian Bobin. Les mots et les notes s'appellent et se répondent. A la lumière du texte très presonnel de Christian Bobin, l'univers de Mozart s'éclaire de teintes nouvelles.

Là non plus je ne suis pas resté pour y assister, Mozart n'étant pas vraiment ma tasse de thé. Même si je trouve que Louise est une bonne comédienne, les envolées lyriques ne sont pas non plus mon style de spectacle préféré. Par contre coup de chapeau aux 3 filles qui jouent merveilleusement bien. Je ne suis pas un grand fan de la musique classique, mais là je me suis surpris a rester pendant une bonne heure à les écouter jouer. Faut dire aussi qu'elles sont ravissantes et que le petit faible que j'ai eu pour Anne y est peut être pour quelque chose :p

mercredi, mars 09, 2005

GDF: 4eme et 5eme jours

La loi de Murphy a ceci de dérangeant, c'est que lorsqu'elle décide de s'appliquer, rien ne peut en venir a bout...
Pour ceux qui ne suivent pas, c'est la "loi de l'emmerdement maximum": Si une catastrophe peut arriver, elle arrivera quoi que l'on fasse et surtout elle sera inversement proportionnelle à l'effort qu'on va faire pour la minimiser.

Pour nous elle a commencée lundi avec l'annulation d'une conférence sur les nourrices du Morvan, la conférencière Noëlle Renault étant restée bloquée dans le Morvan à cause de la neige.
Sur cette journée, on pourra rajouter quelques incidents mineurs, mais rien de bien méchant, par contre c'était l'annonciation d'un journée bien pire le lendemain..

Le mardi, là l'action se passe sur deux fronts à la fois, d'un coté à la salle de Coulanges où Manu, Laetitia et Chantal mettent en place la scène pour le spectacle du soir et d'un autre coté à la maison de la culture où j'étais avec Béné, Pakiwa, Sylvain pour le filage (répétition) et chargement du décors de l'Arbre Généreux, le nouveau spectacle de la compagnie Va Bene dont la première est le lendemain après-midi.

A la salle, la journée commence un peu tendue, David le technicien lumière qui devait être là est injoignable, l'implentation qui est faite n'est pas gérable, c'est donc Manu qui s'en charge. Pas vraiment son boulot, et quand il attaque il s'apperçoit que le cablage des projos est complètement en vrac, un montage de spectacle qui devait être bouclé en quelques heures, demandera au moins 5h...
Mais comme je le disais plus haut, la loi de Murphy qui devait sacrément s'emmerder ce jour là décide d'empirer les choses. Pendant les tests, un des pares caché derriere le rideau est resté allumé et en chauffant met le feu. Résultat des courses "une patate grosse comme une baie vitrée sur le rideau de scène" (dixit Manu). Heureusement ces rideaux sont ignifugés, donc pas de flammes mais ce qui ne l'empeche pas pour autant de se consummer, surtout quand le foyer se trouve à 3 ou 4 mètres au dessus du sol, le temps de chopper un extincteur, les dégats faisaient du chemin.

De notre coté, la maison de la culture, nous avons eu notre lot de galères aussi. Tout d'abord, en arrivant, Pakiwa nous annonce qu'en sortant de sa voiture, une des marionettes était tombée et qu'une de ses mains s'était cassée, la matinée s'annonçait bien. Arrivés à la salle de répétition, un des autres accessoire du spectacle a trouvé la facheuse idée de se mettre a mal fonctionner aussi. De mon coté il a fallu que je relance le calcul du diaporama video du spectacle sur un ordinateur portable, je n'avais pas vu encore le spectacle donc, il a fallu que je réadapte le séquençage et les temps de pauses. Les calculs étant asser long (environ 14h à moulliner), je l'ai lancé le matin en me disant que le soir, j'aurais le temps d'encoder les timecodes et degraver le DVD. Mouais... C'était sans compter que le portable avait une batterie limitée et le temps qu'on charge le décors dans le camion et qu'on se tape une demie heure de bouchon a travers Nevers pour rejoindre la salle. Donc en arrivant à Coulanges, j'ai eu la belle suprise de voir que les 7h de calculs étaient a recommencer... Bon, ok, zen, je relance l'usine à gaz.
Bien sur, il n'y a pas eu que ça, que non, allons donc, on était si bien partis.
Pendant le demontage de la structure metallique, une soudure lache et bien entendu, pas une qu'on pouvait se permettre de raffistoller vite fait bien fait. Autre joyeuseté, le décors se trouvait dans une salle au 3eme ou 4eme étage de la maison de la culture, il a donc fallu le descendre avec des cordes par une trappe ouverte sur une dizaine de mètre de vide sans sécurité (ca serait trop simple) et à seulement 3 personnes.

La journée se passe tant bien que mal, arrive le moment de boucler la salle, le PC portable, n'a toujours pas fini ses calculs, je me dis, bon, en me dépêchant, je devrais arriver en 10 minutes à la maison et pouvoir le rebrancher sur le secteur pour qu'il finisse tranquillement. Ben voyons, doux rêveur que je suis... La batterie n'a pas tenu une fois de plus. L'angoisse, à 1h du matin, obligé de relancer le montage du film sur un PC fixe cette fois ci, mais avec des temps de calculs de 14h, c'était rapé pour le spectacle le lendmain à 15h. Tant pis, j'ai taillé dans le lard, réduit le timing a droite a gauche, réduit la resolution des images et prié très fort pour que le lendemain matin, il ait fini.
Bon heureusement le PC fixe était un peu plus puissant, il vient de finir à l'instant, j'ai pu monter le timecode et la gravure du DVD est en cours (pfiouuuu).

Zen.. Il y a des jours où je prendrais bien quelques vacances en enfer, ca doit être sacrément reposant à coté ;)

Mais revenons un peu au festival. La soirée a débutée avec "Paroles de femmes" où l'Atelier théâtre du Collectif Théâtre Nièvre présentait un montage de textes contemporains. J'avoues ne pas avoir grand chose à en dire, je ne l'ai pas vu malheureusement j'étais en coulisses entrain de comater après cette éprouvante journée :p

Ensuite, il y a eu "Sans toi", une création de la Compagnie et.nous.Itou avec un texte et une mise en scène de Laetitia Lambert et jouée par Chantal Kerneïs.
Une femme, balancée, sur un fil, celui de sa vie. En équilibre ou déséquilibre, entre rires et larmes, entre noir et blanc, entre rêve et réel.
Une histoire sans parole, qui nous raconte la vie d'une femme, ses amours, puis la déchirure de son couple et enfin sa descente aux enfers. Un spectacle asser suprenant et drôle. J'ai adoré.

C'est vrai que là, c'est un résumé taillé à la serpe que j'ai fait, mais j'étais tellement HS, que j'avoue avoir eu du mal à me focaliser sur autre chose que les galères de la journée.

lundi, mars 07, 2005

GDF: 3eme jour

Qui a dit qu'on ne bossait pas le dimanche ? hmm ?

Bon ok, j'avoue humblement que lorsque je suis arrivé, ca a été un peu la glandouille jusqu'à 18H30. Le technicien qui accompagnait Violaine était entrain de régler les lumières de son spectacle, la salle était déjà prête de la veille, bref, je suis arrivé et j'ai posé mon cul sur une chaise dans la salle en les regardant oeuvrer :p

17h, le spectacle "mon plus beau souvenir, c'est demain" par Violaine du Théâtre du Regard (Dijon).
Léonie, une centenaire pleine de vie, retrace sa traversée du 20e siècle, de son enfance à nos jours en passant par les 2 guerres, son parcours d'enfant, de jeune femme, de mere et enfin de grand'mère. Des textes plein d'humour mais aussi d'émotions comme seuls les anciens savent nous les raconter. Un voyage à travers l'Histoire où l'on ne s'ennuit pas une seconde.
Mon seul regret, c'est que le public ne soit pas venu plus nombreux, la salle était à moitié pleine, dommage, en tout cas celui présent ne s'y est pas trompé, Violaine a eu droit à 3 rappels ;)

18h30, pas une seconde à perdre, il nous reste 2h pour mettre en place la scène pour le spectacle suivant, rerégler les lumières, que les comédiennes se préparent, etc... Les filles sont déjà là, chacune sait ce qu'elle doit préparer, bref une heure plus tard, tout est en place. A ce moment là, je me demande qui est la plus stressée, Béné (qui a fait la mise en scène) où les comédiennes (toutes amateurs) :p Quoi que je dois dire, que moi aussi j'étais un peu tendu. Même si je ne fais qu'à moitier parti de Va Bene, j'ai suivi plusieurs répétitions depuis le début et j'essaye de m'impliquer le plus possible dans chacun des spectacles de la compagnie, bref, ca me tenait aussi pas mal à coeur.

20h le public commence a arriver, la tension monte un peu plus, on sait qu'on va surement remplir la salle, les filles ayant chacune invité la famille, les amis, etc.. comme d'habitude, une pièce de théâtre amateur déplace du monde. C'est peu dire: Il a fallu que je rajoute en catastrophe une rangée de chaises supplémentaire et encore ca n'a pas suffit.
20h30, juste avant le levé de rideau, je m'installe tranquillement en fond de salle à coté de Béné qui s'occupe de la régie, je la connais bien, elle est tendue, une vraie pile electrique et si quelque chose cloche, il va falloir réagir vite...
Pas loupé, 1 minute avant le début, catastrophe, elle s'apperçoit qu'elle n'a pas sa peluche fétiche, un petit Fox que je lui avais offert et qui est présent à ses cotés sur tout ses spectacles. Une sorte de rituel pour conjurer le mauvais sort. No panic, je file en catastrophe le chercher en cuisine, derriere la scène. Le problème, c'est qu'à ce moment là, c'est le noir complet dans la salle et en coulisse, les filles déjà bien stréssées me voient passer à fond (enfin façon de parler vu que c'était noir) se demandent ce qu'il se passe. Quelques murmures plus tard, la tension retombe un cran au dessous quand je leur explique. :D
Retour à la régie, levé de rideau, action...
Je n'aurais pas le temps de voir plus de 2 répliques de la premiere scène que déjà Béné est entrain de faire des bonds sur sa chaise, 2 secondes après me voilà chargé de retourner en coulisses prévenir les filles qu'il faut qu'elles poussent la voix car en fond de salle on les entend pas asser. Rien de pire pour moi que d'aller déranger les comédiennes qui se préparent à entrer sur scène et qui sont concentrées sur leur textes, pour passer la consigne. Mais bon, finalement le message passe asser bien. J'en profite pour regarder une partie de la pièce à partir des coulisses sur le coté de la scène, en attendant le moment propice pour regagner la régie sans trop attirer l'attention.

Donc "Huit femmes" est un spectacle mis en scène par Bénédicte Aubailly de la Cie Va Bene, d'après le film de François Ozon et interprété par les filles de l'Atelier théâtre amateur de Va Bene (avec Mimi, Rita, Agnes, Rachel, Paula, Isabelle, Bénédicte et Patricia). "Huit femmes: la grand'mère, ses 2 filles, ses 2 petites filles, les 2 servantes et la soeur de son gendre. Toutes se sont réunies pour passer Noel, seulement le gendre est retrouvé assassiné. La meurtrière est l'une des huit, mais laquelle ?".

Après 1h30 de spectacle, tout s'est finalement bien passé, le public est ravi (et nous aussi), tonnerre d'applaudissements, au 2eme rappel, les filles sur scène reclament Béné pour un dernier salut, j'en profite pour récupérer la régie son et lumières tant bien que mal. Que de compliments... Celui qui reviendra le plus est sans conteste "Pour un spectacle amateur, c'était génial !". C'est vrai que les filles ont vraiment assuré sur cette pièce, malgrès quelques accrochages de textes (pour la plupart passés innaperçus du public, a moins de connaitre toutes les répliques du film par coeur), c'était vraiment nickel.

Une fois le public parti, rangement rapide de la scène, des accessoires et de la salle et on s'est tous retrouvés à table pour un repas bien mérité et de franches rigolades pendant le débrief, ce qui permet de faire tomber toute la tension accumulée ces dernieres heures. Chacun y allant de ses commentaires et récits des bourdes et autres loupés pendant le spéctacle, mais que bien entendu les spectateurs n'ont pas vu ;)
Minuit, dernier tour de salle, on ferme tout et on éteind... Ouf, il est temps d'aller se coucher, épuisés mais ravis de cette soirée. :)

dimanche, mars 06, 2005

GDF: Résumé des 2 premiers jours

Le festival s'est ouvert avec la diffusion en avant première du film de Laetitia Lambert, "A la recherche du féminin", 1er volet d'une série documentaire "Laissons parler les petits papiers". Des interviews de femmes qui livrent leurs opinions, leurs ressentis et leurs émotions sur des sujets divers comme l'amour, le sexe, la mort, les hommes, les rêves, etc... Un film très touchant, ces femmes seules face à la caméra laissent parler la spontanéité et la sincérité sur des sujets pas toujours évident.

Samedi, journée chargée où j'ai pu faire la connaissance de personnes très sympas, Mickael, le technicien qui s'occupait du son et des réglages lumière, Cedric et son amie de AIDES (merci pour le CD au passage ;) ), Claire et Stéphanie, les comédiennes "Mimi Pinson" de Paris.

La soirée a débutée avec le spectacle "Cherche femmes", un spectacle bistro par le "Théatre du Lamparo". Un peu décalé, la piece se déroule au milieu de la salle et du public, un homme s'installe à une table, c'est son anniversaire, mais il est seul, alors il se demande que faire pour ses 32 ans. Manger un gateau, recevoir des cadeaux ou pourquoi pas essayer de séduire une femme...

Après ça, place au spectacle cabaret avec "Filles de joie" par les Mimi Pinson. Une succession de textes de théatre, de dialogues de films et de chansons mettant en scène la vie mouvementée de deux prostituées. Très droles et attachantes, Claire Faurot et Stéphanie Mathieu ont vraiment captivé la salle. Encore bravo les filles ;)

Et pour finir, un spectacle de marionettes à fils. Par contre, celui ci était fortement déconseillé aux enfants :D
"Marotte Rapée" proposé par le Théatre du Jaune Chameau, met en scène l"histoire de Zoa, une petite femme sauvage aux fantasmes débridés qui découvre la vie et la ville au travers d'aventures sentimentales et sexuelles.
Un spectacle vraiment magique et qui même si il etait clairement reservé au plus de 16/18 ans m'a conquis. Un vrai coup de coeur.

Bon c'est pas tout ça, mais moi il va falloir que je me bouge, the show must go on et ce soir, c'est la premiere de "8 femmes", il est donc temps que j'aille à la salle ;)

Giboulées de femmes: l'affiche



1er festival multiculturel spécifiquement féminin à l'initiative du Collectif Théâtre Nièvre et des comédiennes des compagnies théâtrales: Va Bene / Et nous Itou / Scolopendre.

Le 8 mars, journée internationale des femmes, instaurée pour la première fois en 1910, reconnue par l'ONU en 1977 et par la France en 1982, qui reste aujourd'hui d'une brûlante actualité. Car tant que l'égalité entre hommes et femmes n'est pas atteinte, nous aurons besoin de la célébrer.

vendredi, mars 04, 2005

La fin du monde à Paris

Ca ressemble à ça:

10 cm de neige et les parisiens sont terrorisés sur les routes.
Ca tombe bien, je pars une semaine, avec un peu de chance à mon retour ça aura tout fondu ;)

jeudi, mars 03, 2005

Allo Police ? Non ici les boutonneux...

- Allo ?
- Salut, c'est moi !
- Euh.. oui ?
- Tu te souviens, je t'avais dit que je te rappelerais pour te confirmer si je venais ce week end ou pas...
- Ah bon ? Ben non, désolé je vois pas, m..
- Pfff ! Toujours pareil avec toi, tu te souviens jamais de rien !
- Mais, je crois qu...
- Bon, c'est pas grave, c'est juste pour te dire qu'en fait je vais passer demain plutot.
- ...
- Tu as l'air enchanté, ca fait plaisir !
- Bah euh.. moi je veux bien, mais euh..
- Quoi ca t'emmerde ? T'es pas seul ?
- Ben si, c'est pas le problème, mais..
- Bon écoute Pat' si tu veux plus me voir dis le carrement !
- ... D'accord Sylvie.
- ... "Sylvie" ??? C'est qui celle là encore ???
- Bah j'ai dit ca au hasard, je ne m'appele pas "Pat'" non plus.
- ...
- Je crois que vous vous êtes trompée de numéro.
- Bip bip bip...

J'adore les faux numéros, des fois c'est vraiment suréaliste, surtout quand en face on ne vous laisse pas le temps d'en placer une. Dommage qu'elle était en numéro masqué, la prochaine fois je jouerais le jeu jusqu'au bout :D
PS: Si par le plus grand des hasards la jeune femme qui s'est plantée lisait ce blog, elle peut me rappeler sans probleme ;)

mardi, mars 01, 2005

J'ai failli te dire...

... plein de choses que j'avais sur le coeur, j'ai failli te dire plein de ces pensées fugaces qui me bouffent la tête à longueur de journées, j'ai failli te dire ce que je pensais vraiment, mais en fin de compte j'ai failli tout court.
Ca m'aurait plu d'écrire des mots qui chantent, de faire danser des phrases pour voir un sourire illuminer ton visage. Mais à quoi bon vouloir flatter ton égo, tu n'as pas besoin de moi.Tu as déjà une cours pour te cirer les pompes, rien à foutre de la bienséance, je t'emmerde et je me tire ailleurs. Mise à part ça, moi ça va et toi ?

C'etait juste un message perso teinté de quelques grammes de finesse dans un monde de brutes pour "toi" et un poids en moins pour moi.

Question existentielle du jour

Pourquoi on ne se rend compte qu'on y tenait que lorsqu'on ne l'a plus ? Comme si on ne pouvait pas y réfléchir avant...