La loi de Murphy a ceci de dérangeant, c'est que lorsqu'elle décide de s'appliquer, rien ne peut en venir a bout...
Pour ceux qui ne suivent pas, c'est la "loi de l'emmerdement maximum": Si une catastrophe peut arriver, elle arrivera quoi que l'on fasse et surtout elle sera inversement proportionnelle à l'effort qu'on va faire pour la minimiser.
Pour nous elle a commencée lundi avec l'annulation d'une conférence sur les nourrices du Morvan, la conférencière Noëlle Renault étant restée bloquée dans le Morvan à cause de la neige.
Sur cette journée, on pourra rajouter quelques incidents mineurs, mais rien de bien méchant, par contre c'était l'annonciation d'un journée bien pire le lendemain..
Le mardi, là l'action se passe sur deux fronts à la fois, d'un coté à la salle de Coulanges où Manu, Laetitia et Chantal mettent en place la scène pour le spectacle du soir et d'un autre coté à la maison de la culture où j'étais avec Béné, Pakiwa, Sylvain pour le filage (répétition) et chargement du décors de l'Arbre Généreux, le nouveau spectacle de la compagnie Va Bene dont la première est le lendemain après-midi.
A la salle, la journée commence un peu tendue, David le technicien lumière qui devait être là est injoignable, l'implentation qui est faite n'est pas gérable, c'est donc Manu qui s'en charge. Pas vraiment son boulot, et quand il attaque il s'apperçoit que le cablage des projos est complètement en vrac, un montage de spectacle qui devait être bouclé en quelques heures, demandera au moins 5h...
Mais comme je le disais plus haut, la loi de Murphy qui devait sacrément s'emmerder ce jour là décide d'empirer les choses. Pendant les tests, un des pares caché derriere le rideau est resté allumé et en chauffant met le feu. Résultat des courses "une patate grosse comme une baie vitrée sur le rideau de scène" (dixit Manu). Heureusement ces rideaux sont ignifugés, donc pas de flammes mais ce qui ne l'empeche pas pour autant de se consummer, surtout quand le foyer se trouve à 3 ou 4 mètres au dessus du sol, le temps de chopper un extincteur, les dégats faisaient du chemin.
De notre coté, la maison de la culture, nous avons eu notre lot de galères aussi. Tout d'abord, en arrivant, Pakiwa nous annonce qu'en sortant de sa voiture, une des marionettes était tombée et qu'une de ses mains s'était cassée, la matinée s'annonçait bien. Arrivés à la salle de répétition, un des autres accessoire du spectacle a trouvé la facheuse idée de se mettre a mal fonctionner aussi. De mon coté il a fallu que je relance le calcul du diaporama video du spectacle sur un ordinateur portable, je n'avais pas vu encore le spectacle donc, il a fallu que je réadapte le séquençage et les temps de pauses. Les calculs étant asser long (environ 14h à moulliner), je l'ai lancé le matin en me disant que le soir, j'aurais le temps d'encoder les timecodes et degraver le DVD. Mouais... C'était sans compter que le portable avait une batterie limitée et le temps qu'on charge le décors dans le camion et qu'on se tape une demie heure de bouchon a travers Nevers pour rejoindre la salle. Donc en arrivant à Coulanges, j'ai eu la belle suprise de voir que les 7h de calculs étaient a recommencer... Bon, ok, zen, je relance l'usine à gaz.
Bien sur, il n'y a pas eu que ça, que non, allons donc, on était si bien partis.
Pendant le demontage de la structure metallique, une soudure lache et bien entendu, pas une qu'on pouvait se permettre de raffistoller vite fait bien fait. Autre joyeuseté, le décors se trouvait dans une salle au 3eme ou 4eme étage de la maison de la culture, il a donc fallu le descendre avec des cordes par une trappe ouverte sur une dizaine de mètre de vide sans sécurité (ca serait trop simple) et à seulement 3 personnes.
La journée se passe tant bien que mal, arrive le moment de boucler la salle, le PC portable, n'a toujours pas fini ses calculs, je me dis, bon, en me dépêchant, je devrais arriver en 10 minutes à la maison et pouvoir le rebrancher sur le secteur pour qu'il finisse tranquillement. Ben voyons, doux rêveur que je suis... La batterie n'a pas tenu une fois de plus. L'angoisse, à 1h du matin, obligé de relancer le montage du film sur un PC fixe cette fois ci, mais avec des temps de calculs de 14h, c'était rapé pour le spectacle le lendmain à 15h. Tant pis, j'ai taillé dans le lard, réduit le timing a droite a gauche, réduit la resolution des images et prié très fort pour que le lendemain matin, il ait fini.
Bon heureusement le PC fixe était un peu plus puissant, il vient de finir à l'instant, j'ai pu monter le timecode et la gravure du DVD est en cours (pfiouuuu).
Zen.. Il y a des jours où je prendrais bien quelques vacances en enfer, ca doit être sacrément reposant à coté ;)
Mais revenons un peu au festival. La soirée a débutée avec "Paroles de femmes" où l'Atelier théâtre du Collectif Théâtre Nièvre présentait un montage de textes contemporains. J'avoues ne pas avoir grand chose à en dire, je ne l'ai pas vu malheureusement j'étais en coulisses entrain de comater après cette éprouvante journée :p

Ensuite, il y a eu "Sans toi", une création de la Compagnie et.nous.Itou avec un texte et une mise en scène de Laetitia Lambert et jouée par Chantal Kerneïs.
Une femme, balancée, sur un fil, celui de sa vie. En équilibre ou déséquilibre, entre rires et larmes, entre noir et blanc, entre rêve et réel.Une histoire sans parole, qui nous raconte la vie d'une femme, ses amours, puis la déchirure de son couple et enfin sa descente aux enfers. Un spectacle asser suprenant et drôle. J'ai adoré.
C'est vrai que là, c'est un résumé taillé à la serpe que j'ai fait, mais j'étais tellement HS, que j'avoue avoir eu du mal à me focaliser sur autre chose que les galères de la journée.